Le CILSS, un autre Sahel est possible

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Atelier d’information et de sensibilisation des journalistes sur la mobilité et le commerce du bétail en Afrique de l’Ouest


Du 18 au20 février 2019, des journalistes échangent à Lomé sur la transhumance, la mobilité et le commerce de bétail en Afrique de l’Ouest

L’Unité Régionale de Coordination du PRAPS-CILSS organise en partenariat avec Acting For Life (AFL) à Lomé au Togo du 18-20 février 2019 un Atelier d’information et de sensibilisation des journalistes sur la mobilité et le commerce du bétail en Afrique de l’Ouest. 

LOME9Durant 72 heures une quinzaine de journalistes  de la télé, de la presse écrite et web media et de la radio, venus des pays sahéliens: Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal et Tchad et des pays côtiers: Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigéria et Togo échangeront  autour des enjeux et défis du pastoralisme et les problématiques liées à la transhumance et au commerce du bétail. En ateliers, ils identifieront des sujets de reportages et élaboreront des productions thématiques en lien avec le thème de l’atelier. Egalement, les stagiaires de l’atelier effectueront des visites de terrain pour collecter desinformations auprès des acteurs de la filière.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le Secrétaire Permanent du Comité National du CILSS (SP-CONACILSS) au Togo, EWAROU Kpatcha, en présence du Responsable des Programmes  Afrique, M. Arnaud François, représentant Acting For Life. Le SP-CONACILSS a rappelé que le présent atelier faisait suite à un premier atelier organisé en avril 2018 à Ouagadougou par le CILSS et poursuit  les mêmes objectifs. Il s’agit d’une part de contribuer à mieux  faire connaître  le pastoralisme et  à  accompagner  les journalistes pour une amélioration du traitement des informations et leur meilleure diffusion, et d’autre part, à renforcer leur contribution pour une meilleure valorisation de ce mode de production animale et sa contribution au développement dans toute la sous-région, aussi bien dans les pays sahéliens que côtiers. Il a invité les journalistes à jouer leur partition dans la diffusion d’informations constructives, de bonnes pratiques, pour susciter une action, l’adoption de comportements positifs en faveur de la consolidation de la cohésion sociale et du développement économique.

Son ardent souhait exprimé est qu’à l’issue de l’atelier, les journalistes sortent outillés avec des connaissances qui faciliteront leurs débats,  reportages, dossiers,  analyses, en somme pour un travail  de qualité au quotidien.

Au programme de la 1ère journée, les journalistes stagiaires ont partagé leurs visions et perceptions du pastoralisme avant de se voir dressés le portrait de la filière. Il en ressort que la transhumance répond essentiellement à quatre (4) catégories de causes: i).  la production, ii). les raisons sécuritaires, iii). les raisons économiques  et iv). les politiques de développement des Etats.

Par ailleurs, il a été souligné au cours des échanges que la transhumance ne se réduit à celle développée entre les pays sahéliens et les pays côtiers; elle concerne également les flux de transhumance interne à un pays et la transhumance entre pays côtiers pour diverses raisons dont la commercialisation. la transhumance se vit entre un point d’attache et un autre d’accueil.

Concernant le portrait de la filière bétail, plusieurs constats ont été établis. Il s’agit entre autres de:

  • la commercialisation du bétail se fait sur de longues distances
  • la viande consommée dans les pays côtiers ne provient pas uniquement des pays sahéliens; les pays côtiers deviennent de grands pays d’élevage
  • la filière bétail est dynamique; elle s’adapte à son environnement
  • la commercialisation du bétail repose sur  un réseau de marchés de bétail dispersé dans l’espace
  • le niveau d’équipement et le mode de fonctionnement des marchés à bétail peuvent varier selon l’endroit
  • la commercialisation du bétail repose sur une multitude d’acteurs qui une joue chacun un rôle important
  • la commercialisation du bétail repose sur des risquent qui tendent à augmenter  à chaque étape de la filière
  • la santé animale est à considérer dans la commercialisation ainsi que la qualité des médicaments
  • les communes, les acteurs étatiques et la société civile jouent un rôle déterminant pour la fonctionnalité de la filière.

Au cours de l’atelier, un cadre de partenariat et d’échanges à travers une plateforme des journalistes sera mis en place pour alimenter les débats et contribuer à renforcer les connaissances sur la mobilité et le commerce de bétail.

L’atelier  de Lomé s’inscrit dans le cadre d’une série d’évènements de plaidoyer et de sensibilisation co-organisés avec le partenaire AFL à Lomé. Il s’agit d’une Conférence sur « les enjeux  de la mobilité et du Commerce de bétail en Afrique de l’Ouest »,  qui se tiendra le 19 février 2019 et d’un Vernissage sur la même thématique  le 20 février 2019.