Le CILSS, un autre Sahel est possible

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Formation des formateurs sur « L’appréciation de l’embonpoint des animaux à travers la note d’état corporel (NEC) »


Du 22 au 26 juillet 2019: L’Unité régionale de coordination (URC) PRAPS-CILSS organise un Atelier Régional de formation des formateurs sur  » L’appréciation de l’embonpoint des animaux (Bovins, Ovins, Caprins, Camelins, Asins) à travers la note d’état corporel (NEC).

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Ledit atelier qui se tient à Ouagadougou vise à accompagner les Pays du PRAPS à s’approprier les Guides harmonisés sur l’appréciation des réserves corporelles desdits animaux ci-dessus mentionnés à travers la NEC. Le guides élaborés suite une étude conduite par Eric Vall, Chercheur au CIRAD, dans les pays du PRAPS seront présentés aux  Responsables de la Composante 4 du PRAPS  » Gestion des crises pastorales », aux membres du Système d’alerte précoce (SAP) et aux membres du Système d’information sur les marchés (SIM-B). Des séances plénières,  des travaux de groupes et  ses visites de terrain (abattoir et marché à bétail) sont au programme pour une meilleure appropriation de la méthodologie.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Dr Maty BA-DIAO qui avait à ses côtés Mme Marie Edith VOUKOUMA, Coordonnatrice nationale du PRAPS-BF et M. Sylvestre RAMDE, Responsable de la Composante 4 du PRAPS au CILSS. Dans son intervention, elle a rappelé les sécheresses des années 70-80 qui ont conduit les gouvernements et leur partenaires a mettre en place des SAP pour se prémunir de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

Avec le temps, la mise en œuvre du PRAPS a fait ressortir l’absence d’indicateurs liés au Pastoralisme d’où les études conduites par le projet pour l’intégration de 12 indicateurs Pastoralisme dans les SAP des pays dont l’embonpoint des animaux à travers la note d’état corporel pour mesurer la performance animale.

Au Sahel élevage extensif, pastoral et agro-pastoral, largement dépendant des conditions environnementales. Ainsi pour entretenir les animaux dans un bon état au fil de l’année, les éleveurs exploitent les ressources pastorales du milieu ; ressources variables dans les temps et dans l’espace et doivent, par conséquent gérer les réserves corporelles des animaux.

Les réserves corporelles des animaux sont variables selon l’espèce, la race, l’âge, le sexe, le stade physiologique, et le niveau alimentaire joue un rôle économique considérable. Elles déterminent la valeur commerciale de l’animal et la qualité bouchère des carcasses. Elles  jouent  par ailleurs un rôle crucial dans la reproduction (monte, fin de gestation, début de lactation) et elles permettent à l’animal de survivre en période de disette.

Ce sont les réserves corporelles qui peuvent suppléer aux apports insuffisants de la ration quand :

  • Les ressources alimentaires sont insuffisantes en quantité et en qualité (parcours de fin de saison sèche)
  • Quand les besoins des femelles ne peuvent pas être satisfaits par les aliments (cas des femelles à forte production laitière en début de lactation ; besoin d’entretien pouvant être triplés)

Au regard, de l’importance de la note d’état corporel, les réserves corporelles des animaux doivent être gérées de façon dynamique pour passer les mauvaises périodes, pour préparer les animaux aux périodes difficiles,…

La NEC se calcule selon les:

  • méthodes de terrain qui reposent sur la:
  • Pesée : bascule ou pèse bétail
  • Barymétrie : ruban et équation barymétrique
  • Palpation : lombaire, sternale, caudale, Score oculaire : gras dans l’angle interne formé par les deux paupières de l’œil
  • Notation de l’état corporel…

-méthodes de  laboratoire axées sur les 

  • méthodes directes (Abattage et dissection totale,  rayons X et résonance magnétique nucléaire)
  • Méthodes indirectes (Bilan alimentaires : bilans d’énergie entre besoins et apports, paramètres métaboliques, Biopsie du tissus adipeux,…)

L’atelier de Ouagadougou contribuera à améliorer les dispositifs de collecte et de traitement des informations liées à la NEC.

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