Le CILSS, un autre Sahel est possible

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Le CILSS lance officiellement la deuxième phase de sa réforme institutionnelle et organisationnelle


La cérémonie officielle de lancement de la deuxième phase de la réforme institutionnelle et organisationnelle du CILSS, présidée par Dr Abdoulaye Mohamadou, Secrétaire exécutif du CILSS, s’est tenue le mercredi 10 février 2021 par visioconférence.

Le Secrétaire permanent du CONACILSS du Tchad, représentant les Etats membres du CILSS, le Directeur régional de l’USAID, Chef de file des partenaires techniques et financiers, le Commissaire en charge de l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO, le Directeur de l’Agriculture représentant de la Commission de l’UEMOA, les membres du Conseil de Direction du CILSS et de nombreux partenaires d’autres organisations intergouvernementales et internationales, ont pris part à la cérémonie.

Dans son allocution d’ouverture, Dr Abdoulaye Mohamadou a remercié au nom des plus hautes autorités du CILSS, les participants à cette importante cérémonie de lancement, qu’il a qualifié d’un des plus importants d’évènements dans le cours de l’histoire de l’institution commune. Il s’est ensuite appesanti sur l’objectif de la réforme, voulue par les Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres du CILSS et entérinée lors de la 19ème Conférence au sommet. Il s’agit a-t-il rappelé, de déboucher sur un nouveau schéma institutionnel, organisationnel, administratif et financier consacrant un « CILSS nouveau», plus performant et répondant plus efficacement aux besoins de ses Etats et de ses laborieuses populations.

Le Secrétaire exécutif du CILSS a précisé que « son opérationnalisation devrait corriger les déséquilibres et les dysfonctionnements organisationnels existants et déboucher à terme, sur le rétablissement progressif des équilibres financiers et une bonne gouvernance de l’institution dans les trois prochaines années.  Elle permettra une véritable implication des Etats membres, à travers les CONACILSS dans la gouvernance du « CILSS nouveau » a-t-il ajouté.

Il a réaffirmé l’engagement de la nouvelle équipe dirigeante du CILSS, sous la supervision compétente du Ministre Coordonnateur et de concert avec l’ensemble de ses collaborateurs, à impulser et mener à bien ce processus combien salutaire pour la renaissance de l’institution au profit des populations sahéliennes et ouest-africaines.

Dans son intervention, M. Daniel MOORE, Directeur de la mission Afrique de l’Ouest de l’USAID, au nom des partenaires techniques et financiers du CILSS, a salué le rôle et la place du CILSS dans la région par sa contribution notable sur des enjeux et défis majeurs de développement. Il a réitéré la disponibilité des partenaires à accompagner le CILSS dans cet exercice de sa transformation. Il a souligné que les partenaires techniques et financiers prennent bonne note de l’engagement politique des Etats membres du CILSS à s’approprier leur organisation et d’assurer son fonctionnement régalien afin de la sortir de sa dépendance aux financements extérieurs.

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SEM Moussa MARA, Directeur du cabinet SEC-DIARRA qui accompagne le CILSS dans ce processus, a fait un exposé sur les mécanismes de la mise en œuvre effective des propositions au cours de l’année 2021 à travers une feuille de route qui balisera le cheminement dans la phase 2. La finalisation et la vulgarisation de tous les textes rédigés dans le cadre de phase 1 de la réforme, notamment les textes juridiques, administratifs et financiers, le statut du personnel, etc., sont une impérieuse nécessité.

L’exposé, a suscité de nombreuses réactions positives et enrichissantes de la part des participants. Les débats ont fait ressortir le besoin urgent  d’intensifier la communication stratégique et politique au plus haut niveau pour un meilleur positionnement du CILSS sur les grands enjeux du moment, notamment son adhésion à la Coalition pour le Sahel et un rapprochement avec le G5 Sahel.

Enfin, il faut rappeler que la première phase de la réforme a été entièrement financée par l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et que la deuxième phase d’opérationnalisation qui vient d’être lancée bénéficiera du financement de l’Union européenne.