Le CILSS, un autre Sahel est possible

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PARIIS : Un financement espagnol de 15 millions d’euros pour la République du Niger


-PARIIS : Un financement espagnol de 15 millions d’euros pour le Niger

L’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au développement (AECID)  s’est engagée à apporter un financement additionnel de 15 millions d’euros au Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel-Niger (PARIIS).

La convention qui vient d’être officialisée, a été signée par la Secrétaire d’Etat à la coopération espagnole, Pilar Cancela Rodriguez et les Ministres Nigériens du Plan (Abdou Rabiou) et des Finances (Ahmed Jidoud) et sera mise en œuvre par le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage.

Ce cofinancement est adossé au Fonds espagnol de promotion du développement (FONPRODE)  et se fera à travers des opérations de prêts concessionnels aux États.

Cet apport intervient après celui du Sénégal (15 millions d’euros) obtenu en avril dernier.

Le financement espagnol total sera à plus de 40 millions d’euros, avec la signature en cours de finalisation de 10 millions d’euros pour le Mali  et des discussions engagées pour un appui au CILSS.

Le coût global du PARIIS Niger initialement était de 15,4 milliards de FCFA et le projet  intervient dans 4 régions appelées ZIP (zones d’intervention de projet), à savoir, Agadez, Dosso, Tahoua et Tillabéri, localisées dans 12 départements et 19 communes.

Depuis sa conception, l’Espagne a montré son intérêt au  PARIIS et un Mémorandum d’entente existe à cet effet, entre le CILSS et l’AECID, pour une collaboration active en vue de la réalisation d’objectifs communs.

Afin de créer des alliances et d’établir des possibles partenariats dans le cadre du PARIIS, des représentants du CILSS dans les différents pays et de la Banque Mondiale se sont rendus en 2016 en Espagne, pour mieux s’imprégner de l’expérience  espagnole dans le domaine de l’irrigation, et l’AECID  avait  également effectué une mission de travail en septembre 2017, au CILSS.

L’Espagne qui considère comme prioritaire le soutien au  PARIIS, pour aborder des problèmes récurrents dans l’agriculture irriguée au Sahel,  à travers la mise à l’échelle des investissements dans le secteur, a en toute logique, décidé de soutenir ce projet, en étroite collaboration avec la Banque Mondiale, sur la base d’un accord-cadre de cofinancement.