Le CILSS, un autre Sahel est possible

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Le CILSS identifie des zones potentielles et propices au développement de la petite irrigation privée dans les pays 


Irrigation au Sahel :

Le CILSS identifie des zones potentielles et propices au développement de la petite irrigation privée dans les pays 

Une évaluation faite par le CILSS, en partenariat avec le consortium Practica, Le Fil Consulting, AliénorConsulting et SOS Sahel, a permis d’identifier des zones potentielles propices au développement de la petite irrigation individuelle privée dans les pays du Sahel. 

Une véritable aubaine  susceptible de donner un élan dynamique au secteur de l’irrigation, et en faireune priorité  absolue en matière de politique  agricole et d’investissements.

Ledit consortium a été mobilisé par le PARIIS, en qualité de  Partenaire stratégique pour l’appui aux solutions d’irrigation dans le type 2.

En rappel, le PARIIS promeut cinq types d’irrigation, dont l’aménagement de bas-fonds et décrue contrôlée (type1) ; la petite irrigation individuelle privée (type 2) ; l’irrigation communautaire (type3) ; la grande irrigation publique (type1) ; l’irrigation à travers le partenariat public-privé (type 5).

Le Type 2 s’adosse à une irrigation individuelle privée à petite échelle pour les particuliers ou de petits groupes de producteurs, (aménagements de moins d’un hectare à quelques dizaines d’hectares réalisés à titre individuel ou à titre  d’entreprise). Il a pour objectifs la ddiversification vers des cultures à haute valeur ajoutée(maraichage, arboriculture) et l’accroissement des revenus des petits producteurs.

Il présente plusieurs opportunités dans la région du Sahel, dont une demande croissante et un fort potentiel le long des grands fleuves (mais également sur petits barrages et sur forages) ; la génération  de revenus pour les femmes et les jeunes ; la possibilité de développement des pompes solaires et  le ddéveloppement de l’investissement privé.

Cette évaluation a permis d’évaluer les potentiels de mise en œuvre des solutions d’irrigation de type 2 dans les zones sélectionnées dans chacun des six pays, afin de déterminer des solutions largement adoptées ou ayant un caractère innovant reconnu.

Ainsi, sur la base des Zones d’interventions Prioritaires (ZIP) du projet, deux zones potentielles ont été identifiées au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal. Quatre zones ont été identifiées au Niger et au Tchad ; soit un total de 16 zones.

– Burkina Faso : Les deux zones potentielles sont la ZIP du Centre qui couvre la province du Kadiogo et les neuf départements aux alentours de la capitale e la ZIP du Centre Ouest qui couvre les provinces du Boulkiemdé et celle du Sanguié. 

Des potentialités naturelles existent dans les deux ZIP pour le développement de l’irrigation privée car elles disposent des capacités d’ordres économiques et humaines favorable à son développement. Cependant, l’inorganisation des acteurs pour l’utilisation de la ressource en eau constitue un des problèmes majeurs. L’intervention du PS Type 2 au Burkina Faso serait de définir un type 2 avec des références techniques qui précisent, la superficie maximum par type de spéculation et par type de ressource en eau et un plan de mise en place des cultures qui permettrait aux producteurs d’avoir une plus-value sur la production. 

– Mali : Les ZIP couvrent toutes les communes des cercles de Koulikoro et Dioïla dans la région de Koulikoro et toutes les communes des cercles de Ségou et de Baraouéli dans la région de Ségou dont beaucoup ont certainement le potentiel pour la mise en œuvre des autres types de sous projets, mais en réalité les communes qui répondent à ce stade aux critères de développement des solutions d’irrigation type 2 sont la ZIP de Koulikoro : Cercle de Koulikoro dans les communes de Koulikoro et Meguetan, cercle de Dioïla dans les communes de Kaladougou, Benkadi, Diedougou, Guegnekan, N’Garadougou et Massigui. 

– Mauritanie : Les zones prioritaires ciblées pour l’irrigation T2, se situent pour l’essentiel dans la vallée du fleuve Sénégal au sud de la Mauritanie et dans les oasis en Adrar et au Tagant.  Ce sont des zones à vocation agricole potentiellement favorable aux solutions d’irrigation de type2. 

Le bassin de la rive droite de la vallée du fleuve Sénégal s’étend sur une longueur de 700 km environ et couvre une surface irrigable de 135 000 ha environ, dont près de 30% est aménagés en périmètres irrigués à dominance rizicole. 

La vallée du fleuve Sénégal avec son grand potentiel de ressources en eau de surface pour l’irrigation, représente entre 70 et 75% des cultures maraichères pratiquées en Mauritanie. Elle couvre la bande sur des 4 régions riveraines du fleuve Sénégal.  

– Niger : Les zones potentielles correspondent aux zones choisies par l’UGP pour la mise en œuvre des activités.

La zone d’Agadez couvre les sites situés dans la vallée de l’air autour d’Agadez, Dabaga, les vallées d’Ingal et de Tchirozerine; les superficies irrigables sont estimées à 1 404 948 ha sur un total de 2 396 922 ha pour la région (étude EPTIN 2015 du génie rural).

La zone de Dosso couvre le Dallol Maori et les superficies irrigables sont estimées 414 203 ha sur 1 754 217 ha pour la région. La zone de Tahoua couvre les sites des vallées de Tadis et de Founkoy, de la maggia au niveau de Galma et de Bangui, de la vallée de Tabalak. Les superficies irrigables sont estimées à 118 638 ha sur 1 446 820 ha.

La zone de Tillabéry couvre le bassin d’irrigation autour de la région de Niamey sur un rayon de 160 km; les superficies irrigables sont estimées à 552 131 ha pour les communes d’intervention sur un total de 2 015 911 ha (étude EPTIN 2015 du génie rural).

– Sénégal : Les zones prioritaires ciblées pour l’irrigation T2, se trouvent en grande partie au niveau des Niayes (région de Thiès) et du Bassin (région de Kaolack et Fatick).  Ce sont des zones potentiellement favorables. Il est à noter que la zone des Niayes (de Dakar à Saint-Louis) à elle seule, est créditée de plus de 60 % des récoltes de légumes et fruits, alors que la vallée du fleuve avec ses immenses potentialités est spécialisée dans la production de tomates industrielles, d’oignons et de patates douces.

Il ya six zones agro écologiques du Sénégal dans lesquelles, on retrouve les ZIP ciblées pour l’irrigation Type 2 (Niayes, Bassin arachidier, vallée du fleuve Sénégal).

– Tchad : Quatre zones ont été identifiées comme potentielles pour le développement de l’irrigation privée type 2: l’Est, le Centre, le Sud-Est et le Sud-Ouest.

Au niveau de l’Est (Abéché), il existe plusieurs sites avec une disponibilité importante en eau souterraine et les superficies sont estimées à plus de 2.000 ha de terres irrigables avec de l’eau puisée par des petites motopompes.

Au niveau du Centre (Mongo), la zone est favorable à l’irrigation avec un bon potentiel en ressource en eau souterraine exploité par des motopompes à partir des puits et forages. Les Superficies sont de plus de 1000 ha de terres irrigables avec de l’eau à profondeur.

L’analyse révèle par ailleurs que les fonds publics sont prioritairement alloués aux Types 1, 3 et 4 d’irrigation, alors que le Type 2 est très peu appuyé. 

Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit d’irrigation  privée qui ne justifie pas une intervention publique. Il s’agit pourtant, d’une opportunité de  développement intéressante qui peut permettre de cibler des groupes bénéficiaires particuliers,  comme les femmes et les jeunes, qui est peu coûteuse, qui ne pose pas de problèmes de gestion et 
qui maximise l’effet de levier des fonds publics sur la mobilisation des fonds privés. 

De plus, cette solution est très rapide à mettre en œuvre. 

Les États devraient donc considérer un rééquilibrage de  leurs portefeuilles d’investissement en faveur du Type 2, dans le cadre d’une démarche de suivi  comparatif des performances des différentes solutions. 

Aussi, le renforcement dans le portefeuille d’investissement des États, du développement des systèmes d’irrigation de Type 2 est-il nécessaire pour atteindre les objectifs de la déclaration de Dakar sur l’irrigation. 

-Cartographie: zones propices à l’irrigation par pays – 
à gauche : zones propices avec eau entre 0 – 7m et à droite avec eau entre 0 – 25m.

-Burkina Faso

Irrigation au Sahel :

Le CILSS identifie des zones potentielles et propices au développement de la petite irrigation privée dans les pays 

Une évaluation faite par le CILSS, en partenariat avec le consortium Practica, Le Fil Consulting, AliénorConsulting et SOS Sahel, a permis d’identifier des zones potentielles propices au développement de la petite irrigation individuelle privée dans les pays du Sahel. 

Une véritable aubaine  susceptible de donner un élan dynamique au secteur de l’irrigation, et en faireune priorité  absolue en matière de politique  agricole et d’investissements.

Ledit consortium a été mobilisé par le PARIIS, en qualité de  Partenaire stratégique pour l’appui aux solutions d’irrigation dans le type 2.

En rappel, le PARIIS promeut cinq types d’irrigation, dont l’aménagement de bas-fonds et décrue contrôlée (type1) ; la petite irrigation individuelle privée (type 2) ; l’irrigation communautaire (type3) ; la grande irrigation publique (type1) ; l’irrigation à travers le partenariat public-privé (type 5).

Le Type 2 s’adosse à une irrigation individuelle privée à petite échelle pour les particuliers ou de petits groupes de producteurs, (aménagements de moins d’un hectare à quelques dizaines d’hectares réalisés à titre individuel ou à titre  d’entreprise). Il a pour objectifs la ddiversification vers des cultures à haute valeur ajoutée(maraichage, arboriculture) et l’accroissement des revenus des petits producteurs.

Il présente plusieurs opportunités dans la région du Sahel, dont une demande croissante et un fort potentiel le long des grands fleuves (mais également sur petits barrages et sur forages) ; la génération  de revenus pour les femmes et les jeunes ; la possibilité de développement des pompes solaires et  le ddéveloppement de l’investissement privé.

Cette évaluation a permis d’évaluer les potentiels de mise en œuvre des solutions d’irrigation de type 2 dans les zones sélectionnées dans chacun des six pays, afin de déterminer des solutions largement adoptées ou ayant un caractère innovant reconnu.

Ainsi, sur la base des Zones d’interventions Prioritaires (ZIP) du projet, deux zones potentielles ont été identifiées au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie et au Sénégal. Quatre zones ont été identifiées au Niger et au Tchad ; soit un total de 16 zones.

– Burkina Faso : Les deux zones potentielles sont la ZIP du Centre qui couvre la province du Kadiogo et les neuf départements aux alentours de la capitale e la ZIP du Centre Ouest qui couvre les provinces du Boulkiemdé et celle du Sanguié. 

Des potentialités naturelles existent dans les deux ZIP pour le développement de l’irrigation privée car elles disposent des capacités d’ordres économiques et humaines favorable à son développement. Cependant, l’inorganisation des acteurs pour l’utilisation de la ressource en eau constitue un des problèmes majeurs. L’intervention du PS Type 2 au Burkina Faso serait de définir un type 2 avec des références techniques qui précisent, la superficie maximum par type de spéculation et par type de ressource en eau et un plan de mise en place des cultures qui permettrait aux producteurs d’avoir une plus-value sur la production. 

– Mali : Les ZIP couvrent toutes les communes des cercles de Koulikoro et Dioïla dans la région de Koulikoro et toutes les communes des cercles de Ségou et de Baraouéli dans la région de Ségou dont beaucoup ont certainement le potentiel pour la mise en œuvre des autres types de sous projets, mais en réalité les communes qui répondent à ce stade aux critères de développement des solutions d’irrigation type 2 sont la ZIP de Koulikoro : Cercle de Koulikoro dans les communes de Koulikoro et Meguetan, cercle de Dioïla dans les communes de Kaladougou, Benkadi, Diedougou, Guegnekan, N’Garadougou et Massigui. 

– Mauritanie : Les zones prioritaires ciblées pour l’irrigation T2, se situent pour l’essentiel dans la vallée du fleuve Sénégal au sud de la Mauritanie et dans les oasis en Adrar et au Tagant.  Ce sont des zones à vocation agricole potentiellement favorable aux solutions d’irrigation de type2. 

Le bassin de la rive droite de la vallée du fleuve Sénégal s’étend sur une longueur de 700 km environ et couvre une surface irrigable de 135 000 ha environ, dont près de 30% est aménagés en périmètres irrigués à dominance rizicole. 

La vallée du fleuve Sénégal avec son grand potentiel de ressources en eau de surface pour l’irrigation, représente entre 70 et 75% des cultures maraichères pratiquées en Mauritanie. Elle couvre la bande sur des 4 régions riveraines du fleuve Sénégal.  

– Niger : Les zones potentielles correspondent aux zones choisies par l’UGP pour la mise en œuvre des activités.

La zone d’Agadez couvre les sites situés dans la vallée de l’air autour d’Agadez, Dabaga, les vallées d’Ingal et de Tchirozerine; les superficies irrigables sont estimées à 1 404 948 ha sur un total de 2 396 922 ha pour la région (étude EPTIN 2015 du génie rural).

La zone de Dosso couvre le Dallol Maori et les superficies irrigables sont estimées 414 203 ha sur 1 754 217 ha pour la région. La zone de Tahoua couvre les sites des vallées de Tadis et de Founkoy, de la maggia au niveau de Galma et de Bangui, de la vallée de Tabalak. Les superficies irrigables sont estimées à 118 638 ha sur 1 446 820 ha.

La zone de Tillabéry couvre le bassin d’irrigation autour de la région de Niamey sur un rayon de 160 km; les superficies irrigables sont estimées à 552 131 ha pour les communes d’intervention sur un total de 2 015 911 ha (étude EPTIN 2015 du génie rural).

– Sénégal : Les zones prioritaires ciblées pour l’irrigation T2, se trouvent en grande partie au niveau des Niayes (région de Thiès) et du Bassin (région de Kaolack et Fatick).  Ce sont des zones potentiellement favorables. Il est à noter que la zone des Niayes (de Dakar à Saint-Louis) à elle seule, est créditée de plus de 60 % des récoltes de légumes et fruits, alors que la vallée du fleuve avec ses immenses potentialités est spécialisée dans la production de tomates industrielles, d’oignons et de patates douces.

Il ya six zones agro écologiques du Sénégal dans lesquelles, on retrouve les ZIP ciblées pour l’irrigation Type 2 (Niayes, Bassin arachidier, vallée du fleuve Sénégal).

– Tchad : Quatre zones ont été identifiées comme potentielles pour le développement de l’irrigation privée type 2: l’Est, le Centre, le Sud-Est et le Sud-Ouest.

Au niveau de l’Est (Abéché), il existe plusieurs sites avec une disponibilité importante en eau souterraine et les superficies sont estimées à plus de 2.000 ha de terres irrigables avec de l’eau puisée par des petites motopompes.

Au niveau du Centre (Mongo), la zone est favorable à l’irrigation avec un bon potentiel en ressource en eau souterraine exploité par des motopompes à partir des puits et forages. Les Superficies sont de plus de 1000 ha de terres irrigables avec de l’eau à profondeur.

L’analyse révèle par ailleurs que les fonds publics sont prioritairement alloués aux Types 1, 3 et 4 d’irrigation, alors que le Type 2 est très peu appuyé. 

Cela peut s’expliquer par le fait qu’il s’agit d’irrigation  privée qui ne justifie pas une intervention publique. Il s’agit pourtant, d’une opportunité de  développement intéressante qui peut permettre de cibler des groupes bénéficiaires particuliers,  comme les femmes et les jeunes, qui est peu coûteuse, qui ne pose pas de problèmes de gestion et 
qui maximise l’effet de levier des fonds publics sur la mobilisation des fonds privés. 

De plus, cette solution est très rapide à mettre en œuvre. 

Les États devraient donc considérer un rééquilibrage de  leurs portefeuilles d’investissement en faveur du Type 2, dans le cadre d’une démarche de suivi  comparatif des performances des différentes solutions. 

Aussi, le renforcement dans le portefeuille d’investissement des États, du développement des systèmes d’irrigation de Type 2 est-il nécessaire pour atteindre les objectifs de la déclaration de Dakar sur l’irrigation. 

-Cartographie: zones propices à l’irrigation par pays – 
à gauche : zones propices avec eau entre 0 – 7m et à droite avec eau entre 0 – 25m.

-Burkina Faso