Le CILSS, un autre Sahel est possible

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Présentation du CILSS

CILSS-SE

Le Comité Permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) a été créé le 12 septembre 1973 à la suite des grandes sécheresses qui ont frappé le Sahel dans les années 70. Il regroupe de nos jours treize (13) États membres dont : 8 États côtiers (Bénin, Côte d’ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Mauritanie, Sénégal, Togo) ; 4 États enclavés (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad) et 1 État insulaire (Cap Vert).

Le mandat ou l’objectif général qui guide l’action du CILSS est de s’investir dans la recherche de la sécurité alimentaire et dans la lutte contre les effets de la sécheresse et de la désertification, pour un nouvel équilibre écologique au Sahel à travers :

  • La formulation, l’analyse, la coordination et l’harmonisation des stratégies et politiques ;
  • Le renforcement de la coopération scientifique et technique ;
  • La collecte, le traitement et la diffusion des informations ;
  • Le renforcement des capacités des différents acteurs, y compris le secteur privé ;
  • La capitalisation et la diffusion des expériences et acquis ;
  • L’accompagnement dans la mise en ouvre des stratégies, politiques et programmes.

Au niveau politique et technique, l’Institution est coordonnée par des Instances Statutaires :

Conférence des Chefs d’État et/ou de Gouvernement

Conseil des Ministres

Comité Régional de Suivi et de Programmation

Conseil de Direction


Au plan organisationnel, le CILSS est structuré en trois (3) sites :

Secrétariat Exécutif (situé à Ouagadougou, Burkina Faso)

Institut du Sahel (institution spécialisée basée à Bamako, Mali)

Centre Régional AGRHYMET (institution spécialisée basée à Niamey, Niger).

Quatre objectifs opérationnels ou spécifiques contribuent à la réalisation de cet objectif général à savoir :

  • Les Sahélien(ne)s disposent d’une meilleure sécurité alimentaire et gèrent mieux les ressources naturelles et les questions de population/développement Suivre et impulser des actions d’échanges des produits agricoles et agroalimentaires ;

  • La maîtrise de l’eau pour l’amélioration des conditions de vie des populations sahéliennes est renforcée ;

  • Les Sahélien(ne)s disposent de marchés nationaux et régional dynamiques, fluides et intégrés pour les échanges des produits agricoles et agroalimentaires ;

  • Le CILSS fait autorité dans les domaines de SA, LCD/GRN, maîtrise de l’eau, population et développement au plan sous-régional et international.

Le CILSS mène des travaux qui se répartissent en 5 pôles de services :

Appui à la définition et la mise en œuvre des politiques sectorielles relatives à son mandat :

Le CILSS s’investit principalement sur les politiques suivantes dans l’espace CEDEAO :

  • stratégies nationales de sécurité alimentaire
  • plans d’action nationaux de lutte contre la désertification
  • stratégies nationales pour les énergies domestiques
 

Il abrite en outre le secrétariat technique du Conseil régional de sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et participe à la définition des actions des piliers 1 et 3 du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine du NEPAD

Le Centre Régional AGRHYMET a développé un panel complet de formation de courte, moyenne et longue durée au bénéfice principalement des services techniques des états membres :

  • Formation d’ingénieurs et de techniciens supérieurs en 3 ans dans les domaines suivants :

- agro-météorologie
- protection des cultures
- informatique appliquée

 
  • Masters (1 an) sur les sujets suivants :

    - gestion concertée des ressources naturelles
    - adaptation de l’agriculture au changement climatique (à venir)
    - protection durable des cultures (première promotion en 2009)

 
  • Formations continues :

    - dans le domaine de la sécurité alimentaire
    - dans le domaine des systèmes d’information
    - dans le domaine de la gestion des ressources naturelles

 
  • Formation auprès des services nationaux des pays de la CEDEAO

    - sur le montage de systèmes d’information agricole
    - sur la lutte contre les ravageurs des cultures


 

Le CILSS anime depuis plus de 30 ans un dispositif de veille sur la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, destiné à prévoir les récoltes, consolider les bilans alimentaires, suivre les prix et les marchés, identifier les zones à risque alimentaire et informer plus généralement sur les mesures pour faire face aux différentes situations annuelles (de déficit ou d’excédent).

Il met à la disposition des acteurs publics et privés une base de données récapitulant des séries longues sur la production agricole, les précipitations, l’hydrologie.

Enfin, il va mener pour le compte de la CEDEAO la construction de deux systèmes d’information sur l’agriculture et les ressources naturelles en Afrique de l’Ouest : AGRIS (Agricultural information system) et SIVE (système d’information et de veille environnementale).

Les informations produites par le CILSS sont diffusées à travers une série de bulletins et des bases de données tous accessibles en ligne.

Le CILSS mène régulièrement des études de fond sur des thèmes liés à la sécurité alimentaire, la gestion des ressources naturelles, les liens entre population et développement.

L’Institut du Sahel à Bamako est spécialisé sur cette fonction. Il a publié récemment des études sur les causes de la malnutrition au Sahel et s’investit cette année sur une série d’études concernant l’aval des filières vivrières.

Le CILSS apporte également son appui scientifique aux études « Sahel » qui renseignent sur les retours sur investissement des actions de gestion des ressources naturelles au Sénégal, Mali, Burkina Faso et Niger.

Enfin, le Centre Agrhymet produit une abondante littérature scientifique tous les ans à travers les mémoires de ses étudiants.

Le CILSS mène en partenariat avec les Etats, des ONG et des organisations paysannes une série de projets pilotes dont les actions participent à la mise en œuvre des politiques de sécurité alimentaire et environnementales.

Parmi les projets en cours, on citera :

- Le projet PREDAS qui travaille principalement sur le thème du bois énergie. - Le projet IREMLCD qui appuie près de 40 ONG et OP dans des projets locaux de lutte contre la désertification dans les 9 pays du CILSS. - Le projet PRS qui en deux phases a installé près de 1170 adductions d’eau potable fonctionnant à l’énergie solaire. Il va s’investir dans un vaste programme régional de gestion durable des terres et va développer des programmes régionaux sur les thématiques du foncier, de la transhumance, des marchés à bétail ou encore de la pêche continentale.

Le CILSS dispose d’une expertise en conception de projets et programmes qu’il peut mettre à la disposition des Etats et de leurs partenaires.